LA FORMATION ET LA VOIE
Une carte géographique n’est pas un territoire. Nous croyons que notre carte mentale nous oriente dans la vastitude de la réalité, mais le territoire se trouve en fait dans l’expérience crue et accidentée de la vie elle-même.
LA VOIE SPIRITUELLE ET L’ACCÈS SOMATIQUE À L’ÉTAT NATUREL
L'antique tradition Vajrayana ouvre une voie de réalisation de la sagesse radieuse qui illumine toutes choses, y compris nous-mêmes. Cette brillance est notre condition humaine naturelle — notre nature fondamentale. Dans le Vajrayana, la « réalisation » est l'expérience de ce débordement de liberté, de joie et d'amour désintéressé.
Ce parcours, nous devons l’accomplir seuls. Avec une vigilance extrême, nous devons éviter de déléguer notre responsabilité et notre pouvoir à une instance extérieure ; nous devons nous défier de ceux qui nous induisent à chercher des balises à l’extérieur de nous-mêmes au lieu d’avoir confiance en soi. De peur de devenir la proie de nos propres doutes, peurs et insécurités, nous devons à tout prix éviter de nous en remettre à d’autres, qu'il s'agisse d'amis, de communautés, du « politiquement correct » du jour ou de quoi que ce soit d'autre. Nous devons particulièrement éviter de transférer notre responsabilité envers nous-mêmes sur nos enseignants. Si nous nous permettons d'abandonner notre autonomie à quelque instance extérieure et en faisons un point de référence, nous manquons à notre ultime responsabilité. Et alors ce n'est plus notre cheminement, mais celui d'un autre.
Bien qu'il s'agisse en bout de ligne de notre propre parcours, et que nous devions en assumer l'entière responsabilité, nous avons besoin d'être orientés dans la bonne direction et d’avoir accès à des ressources ; non seulement des enseignements et des pratiques, mais aussi des compagnons et un mentorat suffisant (sans être excessif) de la part de nos aînés. Le présent document décrit la façon dont la lignée de Dharma Ocean interprète et présente ces ressources.
DHARMA OCEAN ET LES ENSEIGNEMENTS DE TRUNGPA RINPOCHÉ
Il faut d’abord comprendre que notre travail s’enracine dans les enseignements de Trungpa Rinpoché et que nous nous efforçons d’être fidèles à sa lignée Vajrayana.
Lorsque j'ai commencé à transmettre les enseignements de Rinpoché à d’autres, il y a cinq décennies, j'étais un littéraliste absolu. Mon approche était similaire à celle, assez courante dans le bouddhisme historique, où un enseignant lit un texte vénéré une ligne à la fois, pour la commenter. J'étais aussi puriste par ma dévotion aux paroles de Rinpoché, non seulement au sujet des enseignements, mais aussi sur ce qui méritait d’être souligné, sur la façon de le communiquer et sur celle de travailler en s’adaptant aux élèves et aux situations.
Bien qu'une partie de moi veuille peut-être demeurer littéraliste et puriste, et continuer de suivre à la lettre l'enseignement et les instructions de Rinpoché, en tant qu'historien des religions, je sais qu’il est impossible de fonctionner ainsi. L'héritage de Rinpoché a dû évoluer en réponse à un monde tout à fait transformé. Autrement, comme tant d'autres mouvements spirituels charismatiques au cours de l'histoire, il aurait fini par devenir une archive ou une pièce de musée poussiéreuse, à l’écart du monde souffrant.
Au fil du temps, guidé par la fraîcheur des enseignements et en apprenant quotidiennement de mes étudiants, j'ai permis au dharma de Rinpoché d’évoluer dans mon enseignement, du moins en termes de forme ; le contenu reste le même. J'ai cherché à mettre l'accent sur certains aspects du dharma de Rinpoché et à en minimiser d'autres. Je tiens à le souligner : rien de tout cela ne provient de ma propre imagination ou de ma propre opinion. Tout a émergé des découvertes que j’ai faites dans ma pratique et dans ma vie, et de ce que j'ai pu observer chez mes étudiants.
L’ÉTAT NATUREL
En 1970 et dans les années qui ont suivi, « l'état naturel » (ce que Rinpoché appelait « l'état méditatif » et « l'état éveillé ») était au centre de tout son enseignement. C’est du moins ma perception. Ce n'était pas une question de théorie, mais bien une expérience vécue chaque fois que je me trouvais en sa présence, seul ou en groupe. Avec le temps, j'ai découvert comment y parvenir de façon autonome. Mais, pendant mes dix-sept années d'études avec lui, ce fut le thème central et le cœur de nos interactions et ce, jusqu'à sa mort.
Dans les enseignements de Rinpoché, l’accent sur l’état naturel est progressivement devenu moins explicite et plus implicite. Pour moi, cependant, le fait de « montrer » cet état naturel constituait toujours la pièce maîtresse de sa transmission du Vajrayana.
À mesure qu’évoluait mon propre enseignement, j'ai senti qu'il me fallait amener les étudiants non seulement à comprendre, mais aussi à vivre directement l'état naturel en tant que cœur et fondement de leur être, de la lignée de Rinpoché et du bouddhisme lui-même. Il me semblait qu'autrement tout resterait trop conceptuel et trop abstrait. Mais comment y parvenir ?
L'APPROCHE SOMATIQUE DE DHARMA OCEAN
Aux alentours de 1980, je suis tombé sur une puissante voie d’accès à l'expérience de la conscience non-née, de l’état éveillé — la plus puissante, à mon avis. Lors d'une conférence bouddhiste-chrétienne à l’Université Naropa, Eido Roshi a rapporté un incident survenu lors de sa propre formation alors qu’il était un jeune aspirant étudiant du Zen. Il participait à une sesshin, assis tard dans la nuit sur le porche du Zendo. Il était complètement absorbé dans son esprit superficiel, dans sa pensée égotique. Ce n’était pas un problème nouveau pour lui, et il devenait de plus en plus frustré et contrarié. Quelque chose lui demeurait tout simplement insaisissable. Son enseignant lui a alors donné une pratique toute simple qui consiste à respirer dans le bas-ventre, la région du hara, d'une manière particulière. Aux dires de Roshi, la porte jusque-là dérobée s’est brusquement ouverte. Eurêka !
Roshi m'a enseigné cette pratique. J'ai commencé à travailler avec elle ; quand j’étais bloqué, la même chose se produisait. Une porte jusque-là fermée s'ouvrait soudainement, miraculeusement. À l’époque, chaque été, je faisais de longues retraites de Mahamudra, puis je passais aux Six Yogas de Naropa. J'ai commencé à saisir le fait que les nombreuses pratiques somatiques de ces transmissions du Vajrayana, et d'autres encore, menaient exactement au même endroit. L'agent catalyseur ne tenait pas aux spécificités des pratiques elles-mêmes, mais dans le simple fait d'entrer si brusquement dans le corps. Comment cela avait-il pu m’échapper ?
J'ai commencé à chercher d'autres protocoles somatiques, d'abord dans les grandes lignées bouddhistes. J’ai découvert l’enseignement profond de Dogen et ses instructions sur la manière d'être dans le corps, puis certains enseignements Theravada « de la forêt » qui allaient dans le même sens. J'ai poussé mes recherches au-delà du bouddhisme, d'abord vers la spiritualité autochtone, puis vers les psychologies et les thérapies somatiques occidentales en pleine évolution, et exploré certaines d’entre elles en profondeur. Au cours des quarante dernières années, j'ai développé une vingtaine de pratiques somatiques qui partagent une seule et même intention : fournir un accès direct et immédiat à l'expérience de l'état naturel.
J'ai commencé à utiliser cette approche dans mes programmes de méditation, même avec des personnes relativement inexpérimentées. À mon grand étonnement, j'ai constaté que les étudiants tombaient naturellement dans leur esprit de bouddha le plus profond. À force de se répéter, cette expérience créait chez eux un terrain extraordinairement fertile d’inspiration et de confiance en la méditation. Depuis de nombreuses années maintenant, je souligne que l’essentiel de mon propre enseignement consiste à indiquer l'état naturel — à le montrer, encore et encore.
Alors que notre culture occidentale et mondiale devient de plus en plus déconnectée et dissociée de l'expérience humaine directe, alors que nous vivons dans un monde de plus en plus virtuel et désincarné, la déconnexion se manifeste chez chaque nouvelle génération d’aspirants à la pratique. L’approche somatique de la méditation et l’accès immédiat qu’elle permet à l'éveil intérieur, semblent plus importantes encore qu’à l’époque où j'ai commencé à l'enseigner. Le bouddhisme tibétain traditionnel réservait ces transmissions à une élite restreinte, ce qui me semble inutile et même contre-productif : pourquoi empêcher les gens de faire l’expérience directe et personnelle de l'éveil intérieur ultime ? J'ai constaté que, sans cette expérience, il est très difficile pour l’individu moderne de relever les défis de la méditation, de s’engager sur sa voie et d’y rester.
Au cours des deux dernières décennies, les neurosciences, et en particulier la recherche neurologique sur la méditation, clarifient ce que j'ai découvert. Nous avons deux façons de connaître. La première, et la principale, est une connaissance du « cerveau droit » qui relève de l'expérience directe et non-conceptuelle de nos régions sous-corticales, tout ce qui est « en dessous » de l'esprit pensant, c’est-à-dire le savoir inné du corps. Dans le bouddhisme Vajrayana, on dit que ce type de connaissance est « pur » ou « nu » parce qu'il n'est ni filtré ni traité par notre esprit pensant égotique. C'est la connaissance somatique, qu’on appelle aussi « connaissance corporelle » ou « sagesse du corps ».
En second lieu, il y a la connaissance abstraite et conceptuelle du « cerveau gauche », constituée de l’ensemble des étiquettes, concepts, jugements et récits que nous superposons à notre expérience pure et nue. De lui-même, le « cerveau gauche » ne peut avoir aucune expérience ; il peut uniquement étiqueter et catégoriser l'expérience réelle de notre Soma, de notre corps. Les pensées, même les pensées d'illumination, ne peuvent nous libérer ; seule l'expérience corporelle directe des enseignements détient ce pouvoir.
Les protocoles somatiques de notre lignée permettent à tous, même aux nouveaux étudiants, de descendre immédiatement dans leur Soma, en-deça de la pensée incessante du « cerveau gauche ». Ils se vivent alors eux-mêmes de façon tout à fait nouvelle, en rencontrant l'état naturel qui constitue le fondement de leur être. Lorsque cela se produit, les étudiants font l'expérience soudaine de l’intuition, de la puissance et de la chaleur qu'ils recherchaient depuis longtemps au plus profond d’eux-mêmes. Cette expérience est connue dans le bouddhisme tibétain sous le nom de « transmission de pouvoir » (empowerment), et c'est exactement ce dont il s’agit.
LA SPIRITUALITÉ INCARNÉE DANS L'HISTOIRE DU VAJRAYANA
La pratique spirituelle et la vie quotidienne ne sont pas séparées. Contrairement aux approches conventionnelles, ce voyage spirituel ne nous impose pas une distance par rapport au « samsara » — par rapport à tout ce qui est physique, corporel, mondain, « impur » et problématique. Il s'agit plutôt de pénétrer toujours plus profondément et plus entièrement dans ces couches d’existence. Nous découvrons que c'est à même l'espace intérieur de nos vies humaines ordinaires et pleinement incarnées que les découvertes les plus importantes se produisent et que notre véritable voyage spirituel peut se déployer. C'est pourquoi l'expérience de l'état naturel est si cruciale pour les pratiquants au seuil du processus : elle leur donne la conscience directe et infinie au sein de laquelle le caractère véritablement sacré de toute expérience peut être perçu.
Bien que la voie de la méditation somatique ne soit pas de nature « religieuse », elle a des racines profondes et anciennes dans le bouddhisme Vajrayana de l'Inde, du Tibet et d’ailleurs en Asie. L'approche tantrique de la méditation somatique choisit notre Soma (notre corps) pour arène fondamentale de la pratique. Alors que la plupart des approches contemporaines tentent de développer la méditation à travers l’esprit pensant (un processus « de haut en bas »), la méditation somatique propose une ascension à partir de l'éveil inhérent et inné, d’emblée présent dans le corps.
Dans le Vajrayana, le corps humain est considéré comme le « triple corps d’illumination » du Bouddha lui-même. Il s’agit des trois dimensions de notre être incarné, qui, au plan fondamental, est déjà pleinement éveillé : premièrement, la conscience immaculée, notre nature la plus fondamentale ; deuxièmement, l’énergie de la conscience ; et, troisièmement, la compassion désintéressée de laquelle découle naturellement une réponse spontanée envers autrui. Tout cela se produit en dehors du cadre de l'ego.
Dans notre lignée, la caractéristique particulière du Vajrayana tient au fait que nous débutons avec la réalisation du processus ; nous commençons par montrer de manière pleinement expérientielle la réalité de l'illumination en nous. La méditation est à la fois l'espace dans lequel nous recevons cette réalisation et la méthode par laquelle nous la développons en nous-mêmes. Elle est axée autour de la conscience des sentiments, des sensations, de l'intuition somatique et du ressenti corporel. En termes bouddhistes, le corps humain demeure toujours dans l'état méditatif, le domaine de l'éveil ; par la méditation, nous nous efforçons simplement d'y accéder.
Pour qu’une transformation profonde, durable et ultime puisse se produire, il est nécessaire de vivre l’expérience directe et non altérée de notre corps tel qu'il est, sans manipulation ni distorsion. Parmi ceux qui pratiquent au contraire la méditation « de haut en bas », par le biais de l’esprit pensant, beaucoup finissent par abandonner, même après des décennies de pratique, sans avoir trouvé la transformation ultime tant espérée.
La méditation « de haut en bas » n’est pas sans valeur, mais elle maintient des attentes conscientes, un tri subtil de ce qui émerge et une priorisation de certaines expériences. Par conséquent, l'ego reste aux commandes. Notre développement plafonne, nous livrant à ce que John Welwood appelle « l’évitement spirituel ». Nous sommes incapables d’évoluer. Nous contournons notre vie réelle et les occasions infinies de maturation spirituelle qui se présentent à nous. Lorsque nos croyances sur ce qui doit se produire l’emportent sur l'impératif corporel de ce qui se passe réellement, nous refusons l'opportunité de devenir pleinement et complètement humains ; nous tournons le dos à la réalisation spirituelle la plus élevée.
Cliquez ici pour lire un résumé de cet article, incluant la description des étapes de la voie et des protocoles de Dharma Ocean.
INTRODUCTION AU CHEMIN DES SIX YANAS
La lignée Vajrayana de Trungpa Rinpoché, telle que poursuivie par Dharma Ocean, offre un parcours de formation qui nous fait passer d'un état désincarné et déconnecté, à travers une série de pratiques méditatives et de niveaux de maturation, jusqu'à un point d'accomplissement spirituel incarné. La formation de Dharma Ocean se déploie selon six étapes progressives comportant un ensemble distinct de pratiques. Elles sont appelées « yana » ou « véhicule », un terme bouddhiste désignant une étape de développement.
Visitez le Calendrier des événements pour des occasions de pratiquer ces enseignements en groupe ou inscrivez-vous à un cours à rythme libre.
Yana de base
Nous apprenons ici à nous connecter avec notre moi réel et incarné, notre Soma. Cette connexion marque le point de départ du processus puisqu’en méditation, nous devons commencer avec ce que nous sommes. Dans le yana de base, nous apprenons à entrer dans notre corps et à accéder à la connaissance directe de notre expérience vécue. Nous découvrons que le corps est extrêmement spacieux, qu’il recèle énergie et sagesse. Commencez par consulter la page des ressources d'introduction au yana de base ou inscrivez-vous au cours à rythme libre, Awakening the Body.
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Yana de la méditation
Une fois que avons accédé à l'espace intérieur du Soma, nous percevons les possibilités illimitées d'ouverture, de conscience et d'expérience qui s’y trouvent. Pourtant, sans le vouloir, nous avons tendance à revenir directement à notre esprit pensant, à notre désincarnation. Par la pratique de la méditation assise, nous entraînons notre esprit à être moins réactif aux pensées. Nous cultivons et approfondissons l'expérience de la conscience pure au sein de notre état d'être. C’est une pratique similaire à « l'illumination silencieuse » dans le Ch'an, au Shikantaza, au « simplement s'asseoir » dans le Zen et au « demeurer dans l'état naturel » du Mahamudra et du Dzogchen. Dans notre cas, cependant, la pratique est de nature plus somatique. Apprenez-en davantage sur la page de ressources d'introduction au yana de la méditation , ou inscrivez-vous au cours à rythme libre Somatic Practice of Pure Awareness .
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Yana de la grande compassion (Mahayana)
Dans le troisième yana, nous affinons notre incarnation et notre conscience somatique en puisant dans la chaleur subtile, la tendresse et la sagesse du cœur. Par les pratiques incarnées de bodhicitta (ou « cœur éveillé »), nous découvrons que, dans notre Soma, le cœur est l'organe ultime de la sagesse et de la compassion ; il contemple les êtres et la vie tels qu'ils sont et peut les comprendre de l’intérieur. C'est la perception naturelle du cœur, une fois levés les voiles égotiques de la pensée conceptuelle. Nous réalisons qu’en contemplant toutes choses du point de vue du cœur, nous aimons de manière désintéressée et inconditionnelle. Ouvrez la page de ressources d'introduction ou inscrivez-vous au cours à rythme libre Boundless Heart .
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Yana de la descente somatique
Dans le quatrième yana, nous amenons notre pleine conscience dans la densité, l'énergie et les événements de notre corps. Cette approche tantrique de la méditation nous porte à voir ce qui jaillit de l'espace vide de notre Soma, de notre état naturel : l’énergie de la conscience expressive et radieuse. Nous retournons au « samsara » avec un nouveau regard et commençons même à réaliser qu'il n'y a jamais eu de « samsara », seulement les manifestations illuminées de notre propre nature éveillée. Explorez les ressources d'introduction au yana de la descente somatique Yana of Somatic Descent Introductory Resourcesou inscrivez-vous au cours à rythme libre Somatic Descent: Wisdom of the Body .
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Pratiquant
Note : Les quatre premiers yanas, le yana de base, le yana de la méditation, le yana de la grande compassion et le yana de la descente somatique sont offerts à toute personne souhaitant recevoir les enseignements et se former à la pratique. Le Vajrayana est différent : pour entreprendre la formation Vajrayana en tant que Tantrika dans la lignée Dharma Ocean, les pratiquants doivent posséder une base solide dans chacun des quatre premiers yanas. Cette base est un prérequis pour être accepté comme étudiant.
Une adhésion à Dharma Ocean offre des ressources supplémentaires, notamment l'accès aux archives audio, un parcours organisé d'enseignements à travers chacun des yanas (adhésion yanas de base et Tantrika uniquement), ainsi que des textes liés à la pratique, tels que liturgies, résumés et commentaires. Pour en savoir plus sur l'adhésion, veuillez visiter la page des adhésions à Dharma Ocean , ou suivre l'un des liens ci-dessous.
Vajrayana
Dans notre cheminement vers l'incarnation complète de la réalisation spirituelle, nous rencontrons des obstacles et des blocages. Les plus coriaces sont liés à ce que nous appelons les « traumatismes non résolus ». Ce sont des suppositions et des croyances émotionnelles au sujet de la nature des autres, du monde et de nous-mêmes. Ces attitudes et croyances inconscientes répondent à des expériences douloureuses : elles ont été établies au tout début de notre vie et faussent nos perceptions. Je parle non seulement des traumatismes majeurs et tétanisants qui peuvent être actifs en nous, mais aussi des centaines (peut-être des milliers) d'affronts à notre personne vécus de manière si douloureuse que nous n'avons pu les assimilier pleinement sur le coup.
Dans le Vajrayana, nous travaillons directement avec ces patterns en les amenant à la conscience par la pratique et en apprenant à habiter pleinement l’expérience douloureuse, ce qui lui permet de se résoudre d'elle-même. Ce travail sur les traumatismes libère énormément d'énergie ; avec le temps, nous développons une capacité d’ouverture qui nous permet de faire place à la vastitude de la vie, une vastitude qui fait partie des droits de tout être humain.
Yana de la vie elle-même
Dans le yana final, nous nous engageons dans ce qu'on pourrait appeler « le retour ». Ce sixième yana n'est pas un yana séparé, car il est la réalisation de tous les yanas précédents et de la formation effectuée à travers eux. Ayant développé acceptation et ouverture envers toutes les situations, toutes les émotions et tous ceux que nous rencontrons, nous poussons encore davantage l'ouverture inconditionnelle. Dans ce yana, nous devons abandonner tous nos paramètres — en particulier notre compréhension, nos pratiques et nos expériences des cinq yanas précédents — et entrer dans la pratique de l'abandon à la vie quotidienne sans réserve ni hésitation. Moment par moment, nous utilisons les défis liés au simple fait d’être vivant comme autant d’occasions d’approfondir notre abandon à « ce qui est » dans la réalité ordinaire. Ici, finalement, nous atteignons la pleine mesure de notre incarnation. C’est la réalisation spirituelle du voyage tantrique de la méditation somatique.
